procédures de gestion des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest, 19 et 20 mai 2026 à l’IMROP de Nouakchott
Un atelier sous-régional sur les procédures de gestion des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest s’est tenu les 19 et 20 mai 2026 à l’IMROP de Nouakchott, sous l’égide de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP), en partenariat avec The Pew Charitable Trusts, The Ocean Foundation, l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches et l’Institut de Recherche pour le Développement.
Cette rencontre a réuni des représentants des administrations des pêches, des instituts scientifiques, des organisations régionales et des partenaires techniques autour des défis liés à la gestion durable des stocks partagés de petits pélagiques en Afrique de l’Ouest, notamment les sardinelles, chinchards, sardines et bonga, ressources essentielles pour la sécurité alimentaire et les économies côtières de la sous-région.
Les travaux ont mis en évidence le caractère hautement migrateur de ces espèces et la nécessité d’une gestion concertée entre les États côtiers. Or, la pression de pêche croissante, la variabilité climatique et l'évolution des marchés fragilisent l'état de plusieurs stocks clés, comme l'a souligné à plusieurs reprises le Comité des pêches pour l'Atlantique Centre-Est (COPACE/CECAF).
Au cœur des échanges figurait la notion de « procédures de gestion » (Harvest Strategies), présentée comme une approche moderne permettant de renforcer le lien entre la science et la décision politique. Cette approche repose sur des règles de gestion préétablies, des indicateurs biologiques et des mécanismes d’ajustement des captures afin d’assurer une exploitation durable des ressources halieutiques.
Les discussions ont également porté sur l’évaluation des stratégies de gestion (Management Strategy Evaluation – MSE), considérée comme un outil innovant permettant de tester différents scénarios avant leur mise en œuvre effective. Les experts ont insisté sur le fait que ces approches restent applicables même dans des contextes de données limitées, à condition de disposer d’un système de suivi cohérent et d’une coopération régionale renforcée.
À l’issue des travaux, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’engager progressivement un processus sous-régional structuré autour :
de l’harmonisation des objectifs de gestion ;
du renforcement du partage des données scientifiques ;
du développement de règles régionales de contrôle des captures ;
de l’intégration des effets du changement climatique ;
et du renforcement des capacités techniques des administrations et instituts de recherche.


